Ostéopathie et grossesse à Bordeaux : un accompagnement trimestre par trimestre
La grossesse est une aventure extraordinaire — et physiquement exigeante
En neuf mois, le corps d’une femme se transforme profondément : le centre de gravité se déplace, le bassin s’adapte, les ligaments s’assouplissent sous l’effet de la relaxine, la colonne vertébrale compense. Ces transformations sont naturelles, mais elles peuvent s’accompagner d’inconforts qui, s’ils ne sont pas traités, perturbent le quotidien et parfois le déroulement de la grossesse.
L’ostéopathie offre une approche douce, manuelle et globale pour accompagner ces changements. Elle est reconnue comme sûre pendant la grossesse lorsqu’elle est pratiquée par un praticien formé. En consultation à Bordeaux depuis 15
ans, je reçois des femmes enceintes à tous les stades de leur grossesse.
Quels inconforts l’ostéopathie peut-elle soulager pendant la grossesse ?
Premier trimestre (0-12 semaines)
Le premier trimestre est souvent marqué par la fatigue, les nausées et les tensions émotionnelles liées aux premières semaines de grossesse. L’ostéopathie peut aider à :
- Soulager les nausées et vomissements en agissant sur les tensions diaphragmatiques et les réflexes vagaux
- Réduire la fatigue cervicale et les maux de tête associés
- Accompagner les tensions pelviennes ligamentaires qui apparaissent très tôt sous l’effet de la relaxine
Deuxième trimestre (12-28 semaines)
C’est souvent la période la plus confortable — mais avec l’augmentation du volume abdominal, les premières douleurs mécaniques apparaissent :
- Lombalgies et douleurs du bas du dos liées à la modification de la courbure lombaire
- Douleurs pelviennes et diastasis pubien (douleur au niveau du pubis)
- Sciatique gravidique par compression du nerf sciatique au niveau lombaire ou piriforme
- Premiers troubles du sommeil par inconfort postural
Troisième trimestre (28 semaines jusqu’à l’accouchement)
La priorité devient la préparation du bassin à l’accouchement. C’est la période où l’ostéopathie a le plus d’impact sur le déroulement de l’accouchement lui-même :
- Optimisation de la mobilité du bassin pour faciliter l’engagement du bébé et sa descente
- Correction des asymétries pelviennes qui peuvent gêner la présentation fœtale
- Soulagement des douleurs du nerf pudendal, des lourdeurs des membres inférieurs et des douleurs costales
- Préparation périnéale et accompagnement de l’ouverture progressive du bassin
L’ostéopathie peut-elle influencer le déroulement de l’accouchement ?
C’est une question que me posent souvent les futures mamans. La réponse est nuancée mais encourageante.
Un bassin bien mobilisé, avec des structures ligamentaires et musculaires souples et symétriques, offre de meilleures conditions mécaniques à l’engagement et à la descente du bébé. Plusieurs études observationnelles suggèrent une réduction de la durée du travail et du recours aux interventions obstétricales chez les femmes ayant bénéficié d’un suivi ostéopathique en fin de grossesse — même si la recherche dans ce domaine reste à approfondir.
Ce que je peux affirmer avec certitude après 15 ans de pratique : les patientes qui arrivent à l’accouchement avec un bassin mobile, une musculature périnéale détendue et un état de stress réduit vivent généralement un travail plus
fluide.
Suivi post-natal : ne pas oublier l’après
L’accouchement est un événement physiquement intense. Le corps d’une femme a besoin d’un accompagnement après la naissance, même lorsque tout s’est bien passé.
Je recommande 1 à 2 séances en post-partum pour :
- Traiter les séquelles mécaniques de l’accouchement (tensions lombaires, coccyx, cicatrice de césarienne ou d’épisiotomie)
- Accompagner la reprise d’activité physique progressive
- Traiter les douleurs de l’allaitement liées aux tensions cervicales et dorsales
Et bien sûr, une consultation pour le nourrisson dans les premières semaines — les deux séances peuvent parfois être organisées le même jour pour les mamans.
Les techniques utilisées sont-elles sécurisées pendant la grossesse ?
Oui, à condition d’être pratiquées par un ostéopathe expérimenté. Pendant la grossesse, j’adapte systématiquement les techniques :
- Aucune manipulation haute vélocité (les « craquements ») sur le rachis ou le bassin pendant la grossesse
- Techniques exclusivement douces : mobilisations articulaires lentes, techniques myofasciales, techniques viscérales et crâniennes
- Positionnement adapté sur la table selon le stade de la grossesse (positions latérales, semi-assises)
- Surveillance des contre-indications absolues : grossesse à risque, menace d’accouchement prématuré, placenta praevia
Programme Soins Continus : un suivi pensé pour la périnatalité
Depuis 2020, j’ai développé un programme de Soins Continus — un suivi annuel qui commence par un diagnostic exhaustif de tous les systèmes corporels pour établir un plan de traitement individualisé.
Ce programme est particulièrement adapté aux projets de maternité : il permet de préparer le corps avant la conception, d’accompagner toute la grossesse et de traiter les suites de couches dans un cadre cohérent et continu. Renseignez-vous
lors de votre première consultation.
Ostéopathe grossesse à Bordeaux : où me trouver ?
Mon cabinet est situé au 50 cours Pasteur, Bordeaux centre (quartier Victoire), facilement accessible en transports en commun et avec stationnement à proximité. Le cabinet est équipé d’une table adaptée aux femmes enceintes.
La prise de rendez-vous se fait en ligne via Doctolib, disponible 24h/24.
Tom Jomard — Ostéopathe D.O.
Diplômé de l’Institut Supérieur d’Ostéopathie de Lyon (2011)
Directeur pédagogique — Institut d’Ostéopathie Bordelais
50 cours Pasteur, 33000 Bordeaux
Questions fréquentes
À partir de quel trimestre peut-on consulter ?
Dès le premier trimestre. Il n’y a pas de contre-indication à consulter tôt dans la grossesse pour des tensions légères — au contraire, prendre en charge les tensions dès leur apparition évite qu’elles s’installent et s’aggravent.
Mon gynécologue ou ma sage-femme doit-il être informé ?
C’est toujours une bonne pratique. La plupart des gynécologues et sages-femmes bordelais connaissent l’ostéopathie et y sont favorables. Si votre grossesse est à risque, une validation médicale préalable est recommandée.
Y a-t-il des contre-indications absolues ?
Oui : grossesse à risque avéré, placenta praevia, menace d’accouchement prématuré, saignements inexpliqués, ou toute pathologie gravidique sévère. Dans ces situations, je décline la consultation et vous oriente vers votre équipe
médicale.
Combien de séances pendant la grossesse ?
En moyenne, je recommande 3 à 4 séances réparties sur la grossesse : une par trimestre et une en préparation de l’accouchement autour de 36-38 semaines. Ce rythme peut être adapté selon les besoins et les inconforts rencontrés.
La séance est-elle remboursée ?
L’ostéopathie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale. La majorité des mutuelles remboursent 1 à 3 séances par an — renseignez-vous auprès de votre complémentaire santé. Certaines mutuelles ont des forfaits maternité spécifiques.